Attention plantes invasives !

La plupart des plantes invasives ont été introduites par l’Homme pour des usages horticoles. Aujourd’hui encore, elles sont disponibles sur le marché et plantées dans les parcs et jardins, bien souvent sans qu’on ait conscience des dommages environnementaux qu’elles peuvent causer lorsqu’elles se retrouvent dans des milieux naturels.
Pour réduire les risques liés à ces espèces, pour pouvons faire plusieurs choses :
- Apprendre à mieux connaitre les plantes que nous utilisons ;
- Éviter de planter des espèces invasives ;
- Favoriser les espèces indigènes ;
- Laisser plus de place à la nature au jardin ;
- Se former et s’informer sur les techniques de gestion et sur la prévention ;
- Etc. etc.
    
enviro01Définition


Les scientifiques ont défini les plantes invasives selon des critères précis. Une plante invasive est une espèce végétale :
- Introduite par l’Homme de manière volontaire ou accidentelle en dehors de son aire de répartition naturelle (c’est-à-dire espèce dite « exotique ») ;
- Capable de maintenir des populations viables dans les milieux naturels ;
- Qui présente d’importantes capacités de dispersion conduisant à une expansion des populations ;
- Qui tend à former des populations denses qui dominent et éliminent progressivement les espèces indigènes.
Seules les espèces qui répondent à tous ces critères peuvent être qualifiées d’invasives.

Il ressort de cette définition que seul un petit nombre de plantes exotiques introduites deviennent réellement invasives. Á l’heure actuelle, parmi les dizaines de milliers de plantes exotiques importées en Belgique, seule une soixantaine d’entre elles sont considérées comme invasives. Toutefois, le problème est sérieux et les impacts environnementaux sont importants. Chaque année, ces plantes progressent de plus en plus dans les milieux naturels.

 

 

 

 

 

 


enviro02Pourquoi posent-elles problème ?

 

Les plantes invasives posent avant tout des problèmes écologiques. Une fois installées dans la nature, elles dominent la végétation en formant des tapis denses et continus. Elles prennent la place des plantes indigènes et leur développement peut ainsi conduire à une diminution de la diversité végétale. Cette banalisation de la flore peut ensuite avoir des répercussions sur la faune qui vit dans le milieu (insectes, oiseaux, faune du sol, etc.). Il en résulte une perte de biodiversité.


Les plantes invasives dégradent la qualité et/ou le fonctionnement des écosystèmes, par exemple en modifiant les propriétés physico-chimiques du milieu. Dans les écosystèmes terrestres, les plantes invasives peuvent altérer le cycle des éléments minéraux dans les couches superficielles du sol et finir par dégrader la qualité de l’humus, qui est un élément essentiel au bon fonctionnement des écosystèmes. Dans les milieux aquatiques, les plantes invasives peuvent entièrement recouvrir un étang, empêcher la pénétration de la lumière, freiner la circulation de l’eau, de l’oxygène et progressivement asphyxier le milieu. De plus, certaines plantes invasives (comme par exemple Fallopia japonico, F. sachalinensis, F. x bohemica, Ailanthus altissima, Solidago canadensis et S. gigantia)produisent des substances toxiques qui empêchent ou diminuent la croissance des autres végétaux.

 

La prolifération de ces plantes engendre des pertes économiques considérables. Il y a d’une part les couts directs liés à la gestion . Une fois installées, il est en effet très difficile de freiner leur développement. Les moyens à mettre en œuvre pour s’en débarrasser sont souvent extrêmement couteux. D’autre part, il y a des couts indirects qui résultent de la diminution des activités humaines dans les écosystèmes colonisés par les plantes invasives. Par exemple, les forêts envahies sont moins souvent rentables pour la production de bois. Les cours d’eau perdent également une part de leur valeur esthétique ou fonctionnelle, dans la mesure où il est difficile d’y exercer des activités telles que la pêche et la navigation.

 

Les plantes invasives peuvent occasionner d’autres dommages qu’il n’est pas possible de développer dans le présent article (problèmes de santé publique, risques d’hybridation avec les espèces indigènes, effets sur les insectes pollinisateurs, etc.)


Que pouvons-nous faire ?

 

1. Mieux vaut prévenir que guérir


Il y a deux grandes stratégies en matière de lutte contre les plantes invasives : la prévention et la gestion. La prévention consiste à éviter les introductions dans l’environnement. La gestion consiste, au moyen de différentes techniques (fauche, arrachage manuel ou mécanique, etc.) à limiter l’expansion des populations établies dans la nature.


2. Plantons autrement


Par de simples gestes, nous pouvons tous agir de manière préventive et ainsi contribuer à préserver notre biodiversité. Voici quelques exemples : connaitre la liste des plantes invasives, éviter de les planter, privilégier l’utilisation de plantes alternatives et ne pas jeter ses déchets verts dans la nature !


3. Accueillir la biodiversité dans son jardin


Il est possible d’aménager un jardin de manière écologique, tout en maintenant un aspect esthétique et fonctionnel. Choisir judicieusement des plantes adaptées au terroir, diversifier les habitats, varier les compositions et les structures, telles sont les règles d’or pour aménager un jardin au naturel.

 

Voici quelques conseils complémentaires :


- Choisir des plantes mellifères attractives pour les insectes en veillant à étaler la floraison toute l’année ; choisir des arbres et arbustes dont les fruits sont consommés par les oiseaux ;


- Conserver une zone refuge où vous laisserez la végétation pousser. Elle ne sera fauchée qu’une seule fois par an, en fauche très tardive (fin de l’été), afin de permettre aux plantes et à leurs hôtes de réaliser l’entièreté de leur cycle biologique. Ne pas hésiter à laisser en place quelques massifs d’ortie, plante-hôte très fréquentée par les chenilles mais également par les syrphes et les coccinelles ;


- Diversifier les habitats : créer des zones d’ombre et de soleil, un tas de bois, un empierrement ou un muret, un talus, une mare, des haies,… Ils offriront un couvert diversitié pour une plus grande variété d’espèces ;


- Limiter l’utilisation de pesticides.

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Aidez la Ville de Chièvres et AlterIAS dans leur lutte contre les plantes invasives en signalant d’éventuelles proliférations auprès de Mme Marie-Valentine MAQUET, conseillère en environnement, au 068/65 68 20 ou par mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 

 

Pour plus de renseignements sur les plantes invasives, consultez le site Internet d’AlterIAS : http://www.alterias.be/fr/

 

Pour télécharger la liste des plantes invasives en Belgique : http://www.alterias.be/images/stories/downloads/liste_noms_plantes_invasives_fr.pdf

 

Pour en apprendre davantage en vidéo : http://www.alterias.be/fr/publications-online/video/full-version

 

Pour prendre connaissance du code de conduite, c’est ici : http://www.alterias.be/images/stories/downloads/code_conduct_fr_janv_2013.pdf

 

MERCI pour votre collaboration fructueuse et votre sensibilité à l’égard de l’environnement