Les circuits vélo

Les circuits vélo

  • Circuit n°1 : A la rencontre des moulins de la Hunelle
  • Circuit n°2 : Les deux Tongres
  • Circuit n°3 : Ladeuze et Huissignies
  • Circuit n°4 : Vaudignies et les hameaux chièvrois
  • Circuit n°5 : Grosage

[Voir le plan]

 

Brève géographie: La Hunelle, cours d'eau non navigable de 2e catégorie, se fond dans le domaine du Château de Beloeil. Alimentée par de nombreuses sources et fontallies, elle traverse notre entité en passant par Huissignies, Ladeuze, Tongre-Notre- Dame, Tongre-Saint -Martin et Chièvres-centre pour confluer vers la Dendre au lieu-dit "Petit Chièvres", proche du charmant village d'Arbre (Ath).

 

A la rencontre des moulins de la Hunelle 

 

Notre circuit débute au Moulin de la Hunelle.
Rue d'Ath, à Chièvres-Centre.

 

Circ1

 

Ce "moulin de la Neuville" cité pour la première fois en 1195, appartenait à l'abbaye de Vicoigne puis au seigneur de Chièvres. En 1574, il aurait "battu le papier". Un linteau millésimé atteste de sa reconstruction en 1696. Fin XVIIIe - début XlXe siècles, le moulin devient un tordoir destiné à écraser le colza et l'oeillette pour en extraire l'huile. Dès 1906, il est exploité par la famille Delvallée qui l'utilise comme moulin à farine. Depuis 1974, il est la propriété de la Province de Hainaut qui y abrite des ateliers sociaux et un excellent restaurant.

 

Sortons du site, traversons la rue d'Ath pour emprunter la rue du Bois de Beaumont qui chemine entre le canal Blaton-Ath et la Hunelle, d'où nous voyons, sur la gauche, le confluent avec la Petite Hunelle. Au pont du Dohy, descendons la rue Laghaye qui enjambe la rivière. passons sous l'ancienne ligne de chemin de fer Ath-Saint-Ghislain; à droite, longeons cette ligne et repassons dessous; suivons la rue de Condé jusqu'à la rue Emile Daubechies qui nous conduit à droite à l'ancien moulin de Tongre-Saint-Martin (à droite nous croisons la chapelle Notre-Dame des Jeunes; à gauche, une jolie vue sur le village). Attention: la descente vers le moulin est particulièrement raide.

 

Sur le talus à gauche, une coupe stratigraphique montre le calcaire local jadis utilisé dans les chaufours.

 

Le moulin à Baudets
Rue Emile Daubechies, 8 à Tongre-St-Marrin.

 

Circ2

 

Ce moulin seigneurial sur la Hunelle, cité dans le dénombrement des fiefS du comte de Hainaut de 1410, n'est plus mentionné en 1741. Une coquette maison a été érigée à son emplacement.

 

Poursuivons notre route; au point de rencontre avec la rue de Leuze, prenons à droite et de suite, après le pont Rosa, à gauche, accédons au chemin de halage en direction de Tongre-Notre-Dame. Juste avant l'élargissement du canal nous pouvons découvrir l'endroit où la Hunelle a été voûtée pour passer sous la voie d'eau.

 

Après le large, véritable paradis des pêcheurs où les péniches ont l'opportunité de rebrousser chemin, on devine encore l'emplacement du pont Stamanne qui permettait aux agriculteurs de rejoindre directement le moulin Wielant, à droite, en contrebas.

 

Le moulin Wielant
Rue du Meunier, 1 à Tongre-Notre-Dame.

 

Circ3

 

Cité pour la première fois vers 1275 (Veil Rentier de Jehan de Pamele-Audenarde f'170r), il reste le seul moulin de l'entité encore en activité. En 1739,il appartenait au comte de Lannoy. La famille Wielant l'exploite depuis 1815.

 

Remontons la rue du Meunier, prenons à gauche la rue Tour de la Vièrge puis encore à gauche la rue du Canal. Nous passons devant le Centre Culturel et Sportif Retrouvons le chemin de halage que nous suivons à droite. en direction de Ladeuze. La Hunelle serpente au milieu des prés et des bois.

 

Au lieu-dit "Courtil Gras" , un cimetière gallo-romain a été découvert en 1912. Actuellement Ia partie boisée du site est protégée en raison de la richesse de sa faune et de sa flore en milieu humide. A gauche, nous apercevons le hameau de "laRoche". A cet endroit on extrayait jadis la pierre calcaire (pierre à chaux). La carrière existait toujours au milieu du XXe siècle; elle a, depuis, été remblayée.

 

Empruntons à droite le sentier qui longe le mur de lafenne du Tordoir.

 

Le Tordoir
rue du Tordoir, 5 à Ladeuze.

 

il est cité dans un chirographe de 1454. Les bâtiments actuels datent du début du XIXe siècle. En 1866, le moulin s'arrètait suite au captage des eaux de la Hunelle pour alimenter le nouveau canal.

 

Laissons la ferme du Tordoir à droite et par le sentier de gauche engageons-nous dans la section de la rue du Hameau qui se présente face à nous. Au T, tournons à droite, nous sommes dans la rue Saint-Vincent. Après le virage à gauche. empruntons la rue du Bailly Dupont, la rue de la Corne et au Court Tournant, à gauche. la rue de l'Eglise pour rallier les anciens bâtiments du moulin de Huissignies, situés à gauche et à l'arriére du Centre Culturel et Sportif de la Marcotte.

 

L'ex-moulin Vandenhaute
Rue de l'Eglise 16, à Huissignies. (Propriété privée non accessible).

 

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Ce moulin seigneurial (Prémontrés de Vicoigne puis seigneurs de Huissignies), existait déjà en 1176. Il a fonctionné assez régulièrement au fil des siécles jusqu'en 1960.

 

Remontons la rue des Hauts Arbres pour rejoindre le canal. Là, il nous est loisible de reprendre le chemin de halage jusqu'au pont des Trois Fontaines où nous retrouvons notre point Moulin de la Hunelle. Toutefois, nous pouvons prolonger la randonnée: la découverte des moulins situés sur les affluents de la Hunelle. Passons le pont de la rue des Hauts Arbres et au "calvaire", empruntons à droite, la rue de Warpote; nous passons devant les anciens abattoirs Laporte à Grosage et poursuivons notre route par la rue de Sabouret pour retrouver le Domissart et son moulin.

 

Toutefois il nous est loisible de reprendre à gauche le chemin de halage jusqu'au pont des Trois Fontaines où nous retrouvons notre point de départ: le Moulin de la Hunelle.

 

Le moulin du Domissart
Rue du Puits-à-Leval, 27 à Grosage.

 

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Depuis 1534 il est fait mention de ce petit moulin alimenté quelques mois par an au moyen d'un étang- réservoir.

 

Remontons la rue du Puits à Leval jusqu a la rue des Trois Chapelles; au croisement se trouve la Chapelle à Tourniolles. Prenons à gauche, la direction de Chièvres-Centre; sur la droite on croise la Chapelle Sainte-Appoline et plus loin, à gauche, le calvaire du Fayt.


Quittons l'axe Grosage-Chièvres à la rue des Curoirs et pénétrons dans Ladeuze par la rue de la Liberté.

 

C'est peu avant l'église que l'on devine le rieu d'Hardempont anciennement appelé rieu des Carbonneries en raison du charbon de bois fabriqué au XVIII e siècle dans les "aunaies" qu'il traversait.

 

Le moulin "ascoute si pleue"
Rue de la Liberté, 27 à Ladeuze.

 

Ne cherchons pas ce moulin seigneurial sur le Hardempont, cité en 1365. Nous ne le trouverons pas. Et pourtant en observant le pignon de l'habitation on peut encore discerner les anciennes ouvertures ainsi que les points d'appui des coussinets de la roue.

 

Dirigeons-nous vers le Centre Culturel du village et empruntons le sentier qui longe le rieu jusqu'à la rue d'Hardempont. Tournons à gauche pour rejoindre le centre ville par l'avenue Florent Declercq, la rue Dudley Gordon, la place Saint-Jean, la Grand-Place et la rue du Moulin.

 

Le moulin de Chièvres
Rue du Moulin, 10 à Chièvres-Centre.

 

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"moulin emmy le ville" cité pour la première fois en 1195, sur la Petite Hunelle, appartenait au seigneur de Chièvres. A gauche, au milieu de la rue, on distingue encore les installations d'un moulin sur les rives de la Blanche ou Petite Hunelle. Bâti au flanc de l'entrée nord-est de la Ville, sur la ligne des remparts (porte Note-Dame), il était précédé du pont barrage qui retenait les eaux et formait le Grand Vivier.

 

Les deux premiers niveaux de la façade sur la rivière, réalisés en moellons de calcaire équarris, laissent penser que la base est contemporaine des remparts des XIVe et XVe siècles.

 

Retour au moulin de la Hunelle par la rue Royale (à gauche), le sentier d'Orange, la rue de Condé et la rue d'Ath.


Les deux Tongres 

 

Notre point de départ sera aussi le parking du Moulin de la Hunelle, rue d'Ath 90 à Chièvres-Centre. Quittons le Domaine Provincial et empruntons, à gauche, la rue d'Ath, puis, à droite, la rue de Condé jusqu'à sa jonction avec la rue de Leuze dans laquelle nous nous engageons pour rallier Tongre-Saint-Martin où nous nous arrêtons un instant sur la place du plus petit village de l'entité.

 

L'église de Tongre-Saint-Martin

 

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L'église, entourée d'un cimetière emmuré, porte, en briques noires sur la tour, le millésime 177(5). Erigée à partir de matériaux locaux, elle laisse apparaître de nombreuses traces du passage du maître de carriére local, Jean-Baptiste Bastien; le B quî était sa marque se retrouve fréquemment, tant à l'extérieur, qu'à l'intérieur du bâtiment.


Déjà citée à la fin du XIe siècle, l'église est maintenant désacralisée. 

 

A l'arrière de l'édifice rue Raoul Botte, la bâtisse blanche datant de la deuxième moitié du XVIlIe siècle fut jadis le presbytère. Rejoignons, à travers champs, la rue Emile Daubechies; au T, tournons à gauche pour rallier le moulin de Tongre-Saint-Martin. (Voir circuit des Moulins). A la rue de Leuze, prenons à gauche pour découvrir tout de suite à droite, la ferme Fourmanoy.

 

La ferme Fourmanoy
Rue Albert Quivy, 12, à Tongre-Saint-Martin.

 

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Ce bâtiment en quadrilatère construit selon le millésime gravé au-dessus de l'entrée chatretière en l'an 1741 est implanté aux confins des villages de Tongre-Notre-Dame et Tongre-Saint-Martin. Cette exploitation agricole est reconvertie en boulangerie artisanale. Elle regroupe, autour d'une cour pavée, des bâtiments en briques et calcaire coiffés de bàtières en tuiles ou en éternit Le trou à fumier, au centre, est aujourd'hui remplacé par une vaste pelouse arborée et fleurie. L'habitation présente une façade alignant des fenêtres de type tournaisien. A droite de la cour se dresse une solide grange en moellons. Tout comme le logis, sa toiture s'étale entre deux pignons débordants à pinacle.

 

Jetons encore un coup d'oeil sur la double entrée charretière aux encadrements de pierre en anse de panier: celle de la cour, creusée d'une petite niche contenant une statuette, supporte l'ancien colombier.

 

Poursuivons notre randonnée en rejoignant la rue du Canal à Tongre-Notre-Dame; aprés avoir franchi le pont Devilder et être passé devant le Centre Culturel, rendons-nous sur le Parvis Notre-Dame.

 

La Basilique de Tongre-Notre-Dame

 

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C'est une église de pèlerinage basée sur une ancieune tradition. En 1081 une statue de la Vierge fut trouvée dans la propriété du seigneur Hector de Tongre (Saint-Martin). Celui-ci jugea qu'elle devait normalement trouver place dans l'église paroissiale; mais chaque fois qu'on l'y installa, elle revint spontanément à l'endroit où elle avait été découverte. On y vit la volonté de la mère du Christ d'y faire ériger un sanctuaire.


Faisant suite à une église romane visible dans l'Album du duc Charles de Croy (1598) et démolie en 1775, l'édifice actuel, inauguré en 1780, fut élevé au rang de basilique mineure en 1951. Le pélerinage se fait toujours aujourd'hui le 8 septembre.

 

Précédée d'un spacieux parvis, pavé et planté de tilleuls, la façade à deux niveaux, restaurée en 1996, bâtie de pierre bleue de Maffle et de briques enduites, est surmontée d'un fronton triangulaire. Elle s'ouvre sur une vaste nef de six travées bordées de collatéraux et se termine par un choeur à deux travées fermé par un chevet circulaire, auquel s'attache une haute tour carrée orientale de cinq niveaux. La décoration néo-classique intérieure a été enrichie au XlXe siècle. Le retable Régence de l'autel majeur (1739) provient du couvent de Nazareth à Ath. A gauche du parvis, l'ancieune cure (milieu du XlXe siècle) a été réaffectée en offranderie.

 

A l'entrée du presbytère, on peut encore découvrir deux fragments de pierres moulurées qui dateraient du XVIe siècle; il s'agit d'un morceau de pilier avec faisceau de colonnettes et d'une clef de voûte.

 

Les Maisons des Veuves
Parvis Notre-Dame de Tongre

 

Les cinq petites maisons identiques, restaurées à l'initiative de l'Habitat du Pays Vert, ont elles aussi, leur histoire.


En 1631, Marguerite de Jauche, épouse du Seigneur de Tongre et de Ladeuze, fait ériger cinq petites demeures "pour y pouvoir résider cinq pauvres femmes veuves, honnêtes et bien fumées" choisies dans les seigneuries de Tongre et de Ladeuze et "non d'ailleurs".

 

Parmi les immeubles voisins rénovés, on trouvait des biens paroissiaux, privés et communaux (l'école, la maison de l'instituteur et la maison commnnale).

Suivons le chemin de la procession (rue Tour de la Vierge) et admirons au passage le château de Tongre-Notre-Dame construit durant la seconde moitié du XlXe siècle. Par la rue Petite Hollande et à gauche la rue aux Anges retrouvons la rue du Vert Buisson que nous empruntons à droite pour passer sous le TGV reliant Bruxelles à Paris et Londres. Au-delà du carrefour Vert Buisson, (ancien corps de garde), la grand-route descend allègrement vers Ath et passe devant le parc du château du Jardin et sa chapelle. Engageons-nous à droite dans le hameau.

 

Le château du Jardin
rue du jardin, 9 à Tongre-Notre-Dame.

 

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La seigneurie du Jardin est un fief direct du comte de Hainaut cité la première fois dans un dénombrement de 1458. Le château est représenté sommairement dans une gouache d'Adrien de Montigny en 1598 (Albums de Croy, t.Vlll,pl.96) et apparaît dans la carte de cabinet des Pays-Bas autrichiens établie vers 1775 par le comte de Femnis.Le château actuel, construit dans la seconde moitié du XlXe siècle, se niche dans un parc aux arbres magnifiques. Couvert d'un toit d'ardoises à la Mansart, il est bâti sur un plan rectangulaire et greffé d'un avant-corps à trois pans. Les façades avant et arrière sont à deux niveaux et comportent sept travées.

 

Prenons à gauche la rue du Bois de Beaumont qui nous mène au sommet de la colline où s'offre à nous un magnifique panorama.
Dans la direction d'Ath. au fond de la vallée. nous apercevons :

 

La cense de Beaumont
Drève de Beaumont, l à Tongre-Notre-Dame.

 

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Dès le XIIe siècle, elle est la propriété de l'abbaye des Prémontrés de Vicoigne. Une chapelle et un cimetière y sont alors établis. Dans son état actuel, ce sont des édifices, logis, étable avec fenil, charril, remises, grange, du XVIIIe siècle et surtout de la première moitié du XIXe siècle, disposés autour d'une grande cour en trapèze. Un colombier domine le porche d'entrée.


Elle est raccordée à la route par une drève de peupliers. Ferme et distillerie modèle, elle est représentée sur une planche de la Belgique industrielle (1854).

 

Actuellement, l'exploitation couvre 80 hectares; une moitié est consacrée aux céréales, l'autre moitié se partage la culture de la betterave et de la pomme de terre. Les fermiers orientent aussi leurs efforts dans la production de viande bovine (Blanc-Bleu-Belge: 200 têtes de bétail).

 

Descendons la rue du Bois de Beaumont et passons sous le TGV, prenons à gauche le chemin de halage jusqu'au pont des Trois Fontaines.

 

A cheval sur les communes de Chièvres et d'Ath, le plus long viaduc d'Europe (2km 005) franchit : le canal Blaton-Ath, la Hunelle, la Dendre Orientale, la ligne de chemin de fer Ath-Jurbise-Mons, la chaussée d'Ath à Mons. Il est composé de 36 travées et a la particularité dep résenter une forme "U" assurant l' isolation acoustique.

 

Le domaine du Moulin de la Hunelle, terme de notre périple, est tout proche.


Ladeuze et Huissignies

 

Rendez-vous sur le parvis de l'église

L'église de Ladeuze

 

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Autrefois, les habitants de Ladeuze étaient paroissiens de Tongre-Saint-Martin, Tongre-Notre-Dame ou Huissignies. Depuis fin mars 1846, suite à une enquête commodo et incommodo, l'édification d'une église fut décidée : pose de la première pierre deux mois plus tard et inauguration le 1er janvier suivant.

 

La statue du patron, Saint Géry, date de 1751. Dans le jardin de la cure, on a retrouvé, en 1917, des ceps de vignes témoignant de l'occupation romaine.
Le ruisseau qui coule à cet endroit est le rieu d'Hardempont; dénommé jadis "Rieu des Carbonneries ". Il traverse une zone boisée où était fabriqué le charbon de bois.

 

Outre les ouvriers attitrés de cette industrie, Ladeuze comptait aussi dans ses "carbonneries" des travailleurs exerçant d'autres professions et, notamment en 1535, un professeur de médecine et chirurgie!

 

A l'entrée de ce petit bois, se dresse la ferme du "Roitelet" avec le centre culturel où foisonne de multiples activités, notamment celles du théatre de la "Relève".

Enfourchons nos bicyclettes et rendons-nous à la Grande Drève devant la très belle ferme du Chapitre. (13-75)

 

Cette ancienne propriété du chapitre de Leuze bâtie en quadrilatère date du milieu du XVIIIe siècle; elle est construite en briques et calcaire et coiffée de bâtières en tuiles. Face au porche-colombier à deux niveaux, flanqué de dépendances aveugles coté rue, on aperçoit le corps de logis érigé à l'origine en style tournaisien.

 

A droite de la cour se situe la grange aux portes charretières en arc de briques surbaissé; le mur côté cour comporte des ouvertures de type tournaisien; côté champs, le mur est aveugle. A gauche, ce sont les étables et remises qui, elles, ont été reconstruites au fil du temps. A noter, les pignons débordants tant à la grange qu'aux étables.

 

Remontons la Grande Drève jusqu'à son croisement avec la rue d'Hardempont; nous l'empruntons, à droite, en direction de Grosage.

A droite, au n °2, est érigée la chapelle dédiée à St Druon, que l'on invoque pour guérir des maladies internes (ruptures, descente d'organes, gravelle,...)

 

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Poursuivons notre route en laissant sur la droite l'ancien bois des carbonniers et en traversant ensuite "les Curoirs".

Jadis, bon nombre de cultivateurs ladeuzois travaillaient le lin pendant les longnes soirées d'hiver et faisaient blanchir leurs toiles à cet endroit précis.

Accédons au Fayt et arrêtons-nous peut-être pour souffler un peu.

 

A ce carrefour, se dressait au XVllièmIe siècle le corps de garde des communautés de Ladeuze, Grosage et Hardempont. Les gardes du Fayt qui dépendait de l'autorité militaire avaient pour mission de faire régner l'ordre public sur les routes jusqu'au corps de garde de Huissignies; les personnes appréhendées étaient enfermées à cet endroit avant d'être emmenées en prison.

 

Prenons à droite et descendons la rue du Fondu pour rejoindre la rue du Sabouret où on peut encore voir (à gauche), l'ancien abattoir de Grosage.

 

Dirigeons-nous vers la droite, arrivés à la chapelle érigée en l'honneur de Notre Dame de Bonsecours, tournons à gauche pour accéder à la rue des Hauts Arbres. Après le pont du canal, engageons-nous dans le chemin de halage; quittons le à l'écluse n°12 pour rallier la route Ath-Beloeil au lieu-dit "La Quemogne". Là, enjambons la Hunelle et non loin de là, dans la rue de la Cour, le tout jeune Babechin qui alimentait les douves du château.

 

A gauche, bien enfouie dans la verdure, une résidence privée qui a tout un passé historique. Cette construction remonte au Moyen Age; elle est connue sous le vocable "Catiau Malaise" mais est aussi appelée Maison forte ou Bastionnet de Huissignies.

 

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Si les remaniements subis au fil des siècles avaient été, moins énergiques et surtout plus fidèles aux traditions médiévales, ce modeste témoin aurait pu servir d'exemple de l'architecture militaire du XIIIe siècle dans nos campagnes.
La tour, accolée au pignon nord, est postérieure au bâtiment. Son étage a servi de "retraite" ou "aisemence" (WC) puis d'observatoire sur les routes de Saint Ghislain, Mons et Péruwelz. Après avoir été une vidange à puits perdu, le bas de la tour est devenu une prison.
Il est apparu qu'une chapelle castrale, dédiée à Sainte Cécile, existait également dans l'enceinte.

 

Quittons la rue de la Cour et, par la rue Maifrette, rejoignons la rue Melsens où se situe le Musée de la Vie Rurale.

Petit bijou à découvrir si vous êtes de passage en saison, un dimanche après-midi ou en semaine, si vous prenez un rendez-vous préalable, pour une visite en groupe. Inauguré le 16 Juin 1989 en d'autres lieux aménagés par une équipe de bénévoles, il est stallé depuis 1998 dans cette ancieune fenne acquise par la Ville.


Ce musée présente un vaste panorama de l'évolution des techniques agricoles et de l'outillage des artisans du temps passé. Il est également un magnifique témoignage des conditions de vie de nos aïeux, tant au point de vue familial que communautaire, associatif ou scolaire.

 

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Reprenons la route en direction d'Ath; laissons, à droite, le centre culturel "La Marcotte" qui contient une des deux bibliothèques communales et où des animations socio-culturelles sont régulièrement organisées.

 

L'église de Huissignies
rue de l'Eglise.

 

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L'église de Huissignies, reconstruite en 1791 et en 1810, abrite la dalle funéraire de Jacques de Saint-Genois, seigneur de Ladeuze et de son éponse Catherine Van Utenhove. Cette pierre tombale datant de 1583 est encastrée à plus de 3 m de haut dans le mur du collatéral gauche; elle mesure 1, 20 m sur 80cm.


Réalisé en pierre siliceuse de Nimy-Maisières, l'ensemble est traité en bas-relief. Au sommet sont représentées les armoiries de la famille de Saint-Genois; la partie centrale montre Jésus sous sa croix, étendu sur une couche de grappes de raisins. De ce pressoir symbolique, va s'écouller le jus que les époux agenouillés vont recueillir dans des coupes. Ce thème iconographique affectionné par les artistes du XVIe siècle était surtout traité en peinture ou sur des vitraux; les sculpteurs l'ont rarement exploité. Ce monument funéraire serait unique en son genre en Belgique.

 

Regagnons Ladeuze, successivement par les rues de l'Eglise, de la Corne, du Bailly Dupont et de Saint-Vincent. Laissons le Hameau à gauche et traversons la Hunelle et le canal.

 

A droite, l'ancienne ferme du chàteau remontant au XVille siècle; la grange en long est d'origine. L'entrée de l'actuelle ècurie est une porte à piédroits de remploi portant un linteau surmonté d'un cartouche à tête de lion. Le chàteau se trouvait à l'emplacement de l'écluse.

 

La boucle est ainsi fermée, retrouvons la place de l'Eglise où on peut encore admirer deux bâtiments néoclassiques : l'ancienne école (1854) et le presbytére (1846-1847).


Vaudignies et les hameaux Chièvrois

 

Le rendez-vous est donné face à l'église à Vaudignies.

 

Vaudignies, qui se présente sous les aspects d'un véritable village est, en fait, le hameau le plus peuplé de l'entité. Il possède ses écoles, libre et officielle, son église et son club de football. L'église de style néogothique, érigée entre 1868 et 1871, est dédiée à saint-Philippe.

 

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Par la rue Rincheval et ensuite, vers la droite, par la rue du Bois de Lens, nous gagnons Horimetz. Nous traversons le hameau pour rejoindre celui de Hoves. A droite de la route s'étale le vaste aérodrome militaire occupé actuellement par le SHAPE.

 

Prenons à gauche, la rue de la Carrière et, après avoir franchi la Petite Hunelle, arrêtons-nous à la ferme Strebelle.

 

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Comme l'indiquent les ancres du logis, celle-ci a été construite en 1720. Au milieu du XXe siècle, en raison de l'installation de la base aérienne, elle a dû subir l'abaissement de certains de ses bâtiments et notamment celui de son porche-colombier.


Plusieurs constructions du hameau ont d'ailleurs subi le même sort. Jadis, ici, on exploitait une carrière de pierre, aujourd'hui inondée.
A côté l'étang communal rassemble régulièrement les fervents de la pêche à la ligne.

 

Reprenons la route en suivant la rue de la Carrière jusqu'à sa jonction avec la rue des Gâtiniers; empruntons-la un instant à gauche. Ensuite, c'est par la rue du Gad Bourgeois que nous accédons à la ferme Pierquin.

 

Datée de 1840, cette ferme de style néo classique regroupe ses dépendances autour d'une vaste cour polygonale.

 

Poursuivons la balade par la rue du Gad Bourgeois qui mène à la ferme Delgambe; là, tournons à droite et roulons jusqu'à la chaussée de Saint Ghislain que nous traversons pour rallier la rue de Quièvremont. Après un virage à gauche, celle-ci nous conduit à la chapelle Loquet où est vénérée Notre Dame de Tongre. Engageons-nous à gauche, dans la Rue Robert Flament :

 

Le "Point d'arrêt" nous rappelle l'existence, -fin XIXe siècle début XXe siècle, d'une petite gare appartenant à la voie ferrée qui reliait Ath à Saint-Ghislain. Dans le prolongement, la rue des Ecoles se présente avec, sur la gauche, toute l'infustructure scolaire communale de Vaudignies.

Nous retrouvons la chaussée de Saint Ghislain et l'église auprès de laquelle nous avions pris le départ.


Grosage

 

Notre promenade débute à la place Saint-Christophe.

L'église de Grosage
blottie au creux de la vallée du Domissart, mérite qu'on s'y attarde.

 

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Autrefois dédiée à saint Christophe, elle est appelée aujourd'hui "Eglise de la Sainte Vierge ou de l'Assomption". Erigée en moellons de grès de Grandglise et de calcaire tournaisien, elle conserve, malgré les transformations subies au fil des temps, les traces de sa structure romane qui peut être datée de 1200; comme l'atteste la présence d'une petite baie en plein cintre, murée au retour S-E. De la période gothique, l'église conserve des colonnes tournaisiennes remarquables.
Au retable de l'autel majeur, une immense peinture du XVIIe siècle représente le couronnement d'épines. Sur le pourtour de l'édifice s'étalent les quatorze stations du chemin de croix peintes sur toile au XIXe siècle et récemment restaurées. Les statues des saints patrons sont en bois polychrome et remontent aux XVIIe et XVIIle siècles.

 

Par la rue Saint-Christophe, gagnons la rue du Puits à Leval (puch à quevaux) que nous empruntons, à gauche jusqu'au moulin.

 

Arrêtons-nous un instant pour admirer l'édifice déjà cité au XVIe siècle (voir circuit des moulins).

 

Faisons demi-tour pour rallier la Chapelle à Tourniolles, petit oratoire datant du début du XIXe siècle. Nous accédons à la rue des Trois Chapelles; là, tournons à gauche.

 

Sur notre droite, nous apercevons le second oratoire dédié à sainte Appoline vénérée pour le soulagement des douleurs dentaires. Plus loin, sur la gauche, se dresse le calvaire du Fayt.

 

Poursuivons dans la direction de Chièvres, au carrefour, prenons à droite pour pénétrer dans le hameau de Roumont, empruntons la rue du Bosquet jusqu'au monument où nous nous engageons, à droite, dans la rue des Héros de Roumont.

 

Passons devant la ferme du moulin à vent et suivons le long chemin de remembrement jusqu'à sa jonction avec la Rue de la Biderie. Là, nous traversons ce qui reste de la forêt de Chièvres et le ruisseau venant de la rue du Bois.

 

Par le chemin pavé, descendons vers la Biderie où sont groupées quatre belles fermes anciennes en carré, dont une a été reconvertie en "Petit Musée du Pain"; un encrage porte le millésime 1806, mais selon les experts, le mur d'enceinte date du XVIlle siècle.


Aujourd'hui, l'immense grange de la ferme  a été reconvertie en "musée-boulangerie" et espace d'accueil pour les groupes qui passent une journée à la ferme.

 

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Le musée occupe le tiers de la salle où un bon parfum de pain vient chatouiller les narines les jours de cuisson. Les maîtres du lieu y enseignent les méthodes anciennes du travail à la campagne. On commence par le contenu du tablier du semeur pour déboucher sur la fabrication du pain. Chacun peut mettre la main à la pâte et emporter le pain tout chaud qu'il a confectionné sur place. Décrire le contenu du musée exigerait d'abord un inventaire minutieux. Mais sachez qu'on peut y découvrir des pétrins (maies), pannetons (cataires), autres ustensiles de cuisson et toutes variétés de pains de diverses céréales. Le four à bois, comme à l'ancienne, a été construit avec l'aide d'artisans locaux.

 

Nous continuons la descente vers la cressonnière qu'on laisse à gauche avec, en toile de fond le Domissart et nous rallions ainsi la place Saint-Christophe.

 

Sources (textes et plan): Cartobel SA